LE BIEN PUBLIC

29.04.2002

usines d'incinération de Châtillon et Saulieu

Les élus " amers " face à la fermeture au 31 mai

Nous tenons à signaler à nos administrés que la préfecture de la Côte-d'Or vient de nous informer de sa décision de fermer les usines d'incinération de Chatillon-sur-Seine et de Saulieu, après celles de Montbard et d'is-sur-Tille. Ces usines ne répondent pas aux normes fixées par le décret de 1991 sur les rejets de gaz, poussières et métaux lourds ". Dans un communiqué signé en commun samedi, Martine Eap-Dupin, présidente du syndicat de pays de Liernais-Précy-sous-Thil-Saulieu et Henri Julien, président du syndicat mixte de Haute-Côte-d'Or réagissent à la décision préfectorale concernant l'élimination des déchets ménagers dans la moitié Nord du département. Espérant que l'information ainsi diffusée " permettra à chacun, en toute transparence et en toute lisibilité, d'identifier les vrais problèmes ", ils expliquent que l'exploitant Novergie qui assume depuis près de vingt ans la gestion des deux usines concernées par cette décision de fermeture, " a décidé unilatéralement de rompre les contrats d'exploitation " qui le liaient aux deux syndicats.

" Libre concurrence des coûts "

" Il faut savoir ", notent encore les deux élus, " que le coût de la mise aux normes imposée par le décret de 1991 n'est pas supportable par nos populations rurales, d'autant plus qu'il nous est par ailleurs demandé d'anticiper la mise aux normes de rejets de dioxines pour 2005, sur la base des analyses de janvier 2002 pour Chatillon et d'avril 2002 pour Saulieu ".

Constatant que ces analyses révèlent des taux de rejets de dioxines cinq à dix fois inférieurs à ceux des usines urbaines, " qui elles continueront de fonctionner ", Martine Eap-Dupin et Henri Julien se disent " enclins à se demander si certaines pratiques ne consistent pas à tolérer en milieu urbain ce qui est imposé en milieu rural ". En outre, ajoutent-ils, " ce deuxième surcoût de mises aux normes ne peut être supporté par nos administrés ".

Les deux élus précisent : " Nous assumerons comme toujours nos responsabilités en prenant la mesure des enjeux sanitaires et économiques auxquels nous devons faire face. Pour autant, c'est avec une grande amertume que nous appliquerons l'arrêt de ces usines à compter du 31 mai, rendant ainsi, une fois de plus, notre service public en milieu rural amoindri ".

Évoquant également le travail accompli pour la mise en place de la collecte sélective (points d'apport volontaire, collecte en porte à porte, déchetteries, valorisation matières.) dans leurs cantons, ils relèvent que ces efforts " permettront aujourd'hui d'assumer rapidement des solutions transitoires sur des filières d'enfouissement, même si la réponse provisoire que nous chercherons et que nous apporterons ", mais que néanmoins, ils ne permettront pas " une libre mise en concurrence des coûts ".

 

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