LA LETTRE DU COMITE

 

 

 

 

La lettre du Comité de Défense du Site de Chamboux

27 Mai 2002

La multinationale "Pierre et Vacances" propose d'implanter un village de vacances de 1500 lits au bord du lac de Chamboux, réserve d'eau potable. 300 logements, dont certains sur le périmètre de protection rapprochée du lac, vendus à des propriétaires privés et gérés par le promoteur pour une durée minimale de 9 ans.

Un complexe de restauration, de petits commerces et un centre ludo-aquatique financé par des fonds publics permettront comme le dit "Pierre et Vacances", d'avoir un village avec "tout à portée de main". Les porteurs du projet sont : M. Poillot, conseiller général et Président du Syndicat du Barrage de Chamboux ; M. Laville, Maire de St Martin de la Mer et l'ex-ministre, F. Patriat.

Chargé initialement de gérer la ressource en eau potable, le Syndicat du Barrage est maintenant devenu compétent aussi pour acheter des terrains supplémentaires, viabiliser le site et réaliser une opération immobilière avec le promoteur.

Afin de rendre légalement possible l'implantation de constructions sur ces terrains, la commune veut rapidement mettre en place un Plan Local d'Urbanisme. L'enquête publique débutera en septembre 2002.

L'eau potable…

Le lac de Chamboux est qualifié de "ressource stratégique" pour l'alimentation en eau potable de près de 20 000 personnes et plus encore dans un proche avenir.

Informé de ce projet, l'Agence de l'Eau Seine-Normandie, organisme public et indépendant qui suit la qualité des eaux du lac et finance pour partie le réseau d'adduction d'eau met en garde officiellement les services de l'état en exprimant ses "réserves sur un projet local susceptible d'engendrer une dégradation de la qualité de l'eau".

• Ajoutons que les eaux de ruissellement seront rejetées dans le Ternin avec tous les risques que cela comporte.

• Enfin, aucune garantie ne peut-être apportée sur l'avenir de ce village qui peut se transformer en friche touristique…au bord du réservoir d'eau potable.

Dans la réunion d'information du P.L.U., le 17 mai, les élus municipaux, le Président du Syndicat du Barrage ont déclaré assumer la responsabilité de ces risques dans la mesure où le projet serait conforme aux lois sur l'eau.

Le centre ludo-aquatique…11 millions d'euros (70 millions de francs)…

Exigé par le promoteur immobilier pour s'implanter, les collectivités publiques le financeront par des subventions et des emprunts. Aucune garantie sérieuse ne permet d'affirmer qu'il ne sera pas la source d'un énorme gâchis d'argent public.

Le risque est d'ailleurs également admis par le Président du Syndicat du Barrage.

Estimant que, sur ses deux aspects fondamentaux, l'eau potable et l'argent public, il était inacceptable que nos élus prennent le moindre risque dans un projet d'intérêt privé, le Comité de Défense du Site de Chamboux se bat pour le retrait de ce projet et pour la préservation du site en y interdisant toute construction nouvelle.

Fort du soutien de plusieurs milliers de personnes, le comité va donc continuer à s’adresser aux services de l'Etat, aux élus, à la population pour atteindre ces objectifs.

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